Gaëllinacée - Aventures d'une jeune contractuelle de l'Éducation Nationale

Les problèmes psy dans l’É.N.

(Trigger Warning : ça parle de maladie mentale, de suicide et de trucs comme ça. Âmes sensibles s’abstenir)

Aucun corps de métier n’est épargné par les problèmes psychologiques et/ou psychiatriques, mais il est vrai que l’É.N. a la réputation d’être plus touchée par les dépressions et autres burn-outs. Je ne sais pas si c’est vrai, je ne suis même pas convaincue que des études sérieuses ont été faites sur le sujet.
Ce dont je suis sûre, c’est que le métier d’enseignant peut être très difficile (stress de la préparation des cours « parfaite » et en temps et en heure, violence parfois des élèves, problèmes avec la hiérarchie, 16 semaines de vacances à occuper…), et que le statut de contractuel le rend encore plus compliqué parce qu’il faut aussi gérer la précarité de ce statut.

Alors je ne suis pas médecin, et je vais te résumer tout de suite mes conseils au cas où tu serais pressé.e ou que tu te trouves dans une situation délicate au moment où tu lis ces ligne : CONSULTE UN MÉDECIN (il existe aussi des urgences psychiatriques un peu partout en France, tu peux trouver les plus proches de chez toi en cherchant « urgences psychiatriques + ta ville »).
Bien sûr je souhaite de tout cœur que tu n’en n’aies jamais besoin, en particulier des urgences, mais soyons prévenants : la vie est trop belle pour être gâchée par des problèmes de santé qui peuvent être traités, voire soignés dans la plupart des cas.

Quels sont les signaux d’alerte?

Bon, je cherche et je cherche mais je ne trouve pas de source qui me convienne pour cette partie, donc je vais y aller au talent. Du coup mon syndrome de l’imposteur et ma raison me poussent à te dire que ce n’est pas une liste exhaustive, et que peut-être que certains signaux ne sont pas si alarmants que je le pense. Bref, voilà MA liste (et, encore une fois, je ne suis pas médecin, juste une patiente un peu renseignée) : Certains items te paraîtront peut-être évidents, et tu te diras peut-être aussi qu’il faut être stupide pour en arriver là sans consulter, mais sache qu’il y a souvent une grande part de déni chez les patients, et que ce déni est d’autant plus fort pour les troubles psys à cause du tabou qui pèse sur eux.

Un problème qui peut se poser aussi, c’est la peur « d’abandonner » ses élèves. C’est une peur qu’il faut essayer d’écarter : que ton affection soit somatique ou psychiatrique tu as besoin de te soigner !